mercredi 17 décembre 2014

Santa Claus is coming to Town



Un petit mot après tous ces jours de silence sur le blog... Non pas que je n'aie rien à dire, mais ma vie est très remplie dernièrement, ce qui m'oblige à faire des choix et à laisser de côté certaines activités. Je continue le crochet, mais je n'ai pas le temps d'écrire sur le blog. J'espère pouvoir m'y remettre sérieusement en début d'année prochaine, car j'ai de nombreux articles à l'état de brouillon qui ne demandent qu'à être publiés... Mais comme je n'aime pas beaucoup écrire sans construire un minimum mes articles, je ne veux pas les publier à la va-vite. C'est peut-être un tort, mais c'est ainsi :-)




En fait, malgré le fait que je sois très prise, tout va bien : 

  • Mistinguett pousse à une vitesse folle et je ne reçois que des compliments de la part du personnel de l'école.
  • Côté boulot, la quantité reçue est satisfaisante et le travail est bien payé.
  • Mon engagement dans l'association a porté ses fruits et je suis très satisfaite de tout ce que l'équipe arrive à accomplir malgré le peu de disponibilités de chacun.
  • M. Isis est toujours au chômage mais semble mieux gérer la situation qu'à d'autres occasions.
  • Et mon couvre-lit avance à grands pas !

Nous partons une semaine en vacances chez ma sœur, histoire de changer d'air, après avoir passé un petit week-end sympathique chez des amis la semaine dernière.

Les cadeaux sont presque tous emballés et la maison est bien décorée.






Nous ne serons pas à la maison pour Noël, mais j'ai quand même commandé une bûche au magasin bio parce que je suis très gourmande et que je ne veux pas rater ça ! Nous dégusterons donc notre bûche marron-chocolat pour le nouvel an, na !


Le chat des voisins s'est fait renverser par une voiture alors qu'ils étaient absents. Il est allé se réfugier chez un voisin, qui a fait le nécessaire pour l'emmener chez le vétérinaire. Ils ont eu une drôle de chance, et des voisins bien prévenants. Le chat a été opéré. Il a la tête tout de travers à présent, mais semble reprendre du poil de la bête. Ça m'a fait tout bizarre de le voir comme ça, pauvre petite chose. Il s'agit de Hans, dont j'ai déjà parlé.

La seule chose que je n'ai pas réussi à faire, ce sont mes cartes de vœux, que je faisais toutes moi-même il y a encore quelques années. Je n'en ai même pas écrit une seule. Il y a une personne que je ne veux pas oublier pour qui il faut absolument que je fasse une petite carte, donc je vais de ce pas m'y mettre, et vous laisser en vous souhaitant à tous de merveilleuses fêtes de fin d'année.

Tous mes vœux de bonheur et à très bientôt !










mardi 21 octobre 2014

Un damier pour mon lit

Voici quelques clichés de l'avancement de mon couvre-lit au crochet.




Ça occupe mes soirées et ça me délasse en même temps...
 





Au total, il me faut 42 carrés blancs (faits), 42 carrés noirs (faits) et 72 carrés chinés, dont la moitié environ est faite.




Ensuite, il me faudra assembler tout ça :-)

Je suis contente du résultat, même si je suis loin d'avoir terminé. J'ai commencé mes carrés il y a moins de 6 mois et j'ai presque terminé. Je suis allée plus vite que je ne l'escomptais, et c'est tant mieux !


Où sont les blogueuses crocheteuses ou tricoteuses ? :-)



Je vous quitte avec cette mante religieuse postée à l'affût sur mon seau à compost. Elle est restée ainsi deux jours entiers. Quelle patience !


vendredi 17 octobre 2014

Le plastique c'est fantastique !

Un soir, à table, alors que M. Isis venait de glisser un CD dans le lecteur :


Mistinguett : Papa, c'est quoi la musique ?

M. Isis : C'est du Tchaïkovski...

Mistinguett : ...

M. Isis : Heu, c'est de la musique classique.
 
Mistinguett : ... de la musique plastique ?  







C'était il y a quelques temps déjà, mais ça m'avait tellement fait rigoler sur le coup, que je suis obligée de partager !




 

jeudi 16 octobre 2014

Le mystère du jour

Il y a quelque chose qui m'intrigue depuis quelque temps sur mon blog...





Pourquoi mon premier article consacré à La phrase du jour attire-t-il autant par rapport aux autres ? Plus de mille consultations, alors que les meilleures scores tournent autour de 150 à 200 consultations ?

En plus, il faut que je vous dise qu'il ne s'agit pas de consultations « humaines », mais de ces fameux robots qui scannent le net pour je ne sais quelle obscure raison. C'est d'ailleurs à cause de ces robots spammeurs que j'ai dû mettre en place un Captcha, car j'étais littéralement inondée de spams, précisément (et uniquement) sur cette fameuse page de la phrase du jour...

73 commentaires dans les spams, rien que pour cette page !


Ça me dépasse...!




mercredi 15 octobre 2014

Cinq livres sinon rien !

Un petit florilège de lectures sur une idée piochée chez MyLittleBulledAir
Il y a bien longtemps que je n'ai pas parlé de mes lectures, aussi son billet, publié le mois dernier, m'a-t-il donné l'envie d'y remédier :-)


Le livre qui a marqué mon enfance

Émilie Jolie, de Philippe Chatel. C'est un livre qui a accompagné mon enfance. Je me suis attachée à chacun des personnages : le grand oiseau, le hérisson, le conteur, le petit caillou... Tous, quoi ! Nous avions également le conte musical sur cassette que nous écoutions très souvent. J'adorais suivre l'histoire avec les images du livre tout en écoutant la cassette.

En 1997, alors que j'étais au lycée, une deuxième version de la comédie musicale a vu le jour, que je me suis empressée d'acquérir. J'ai écouté le disque en boucle pendant plusieurs années, il m'a suivi au gré de mes voyages et déménagements, pour atterrir dans ma discothèque d'aujourd'hui. 

Depuis que ma fille est née, nous l'écoutons régulièrement ensemble. Elle a découvert le spectacle musical en DVD, et j'ai fini par lui racheter le livre (que ma mère n'avait pas conservé), en prenant soin de retrouver exactement la même édition que celle de mon enfance...


Un petit rappel audio pour ceux qui sont nostalgiques comme moi :-)






Le livre que j'ai adoré

Les Thanatonautes, de Bernard Werber. C'est un auteur que j'ai découvert adolescente. J'ai d'abord lu la trilogie des Fourmis, puis me suis penchée sur les Thanatonautes (bien avant que la suite, la trilogie des Dieux, ne soit écrite par l'auteur).

Écriture fluide et vivante, des dialogues hyper réalistes, des aventures et des rebondissements jusqu'à la dernière page, le tout sous forme de conte philosophique. Bref. Tous les ingrédients pour séduire une adolescente en quête de sens à la vie :-)

Michael Pinson et sa fine équipe de chercheurs aux profils tous plus improbables les uns que les autres m'ont totalement embarquée dans leur exploration du territoire au-delà de la mort à coup de comas provoqués et de guerres entre ectoplasmes...

C'est un livre que je relis tous les 4 ou 5 ans avec toujours autant de plaisir.



Le livre que j'ai offert plusieurs fois

Il ne s'agit pas d'un livre, mais d'une série de livres de fantasy. La série du Disque-monde, de Terry Pratchett. Auteur britannique de fantasy non pas classique mais plutôt déjantée.

En 1983, Terry Pratchett écrit le premier volume du Disque-monde. Il y a à ce jour plus d'une trentaine de romans parus. En créant ce monde qu'il veut absurde et comique, Terry Pratchett se place aux antipodes d'un autre univers de fantasy : le monde de Tolkien. Ainsi, on retrouve dans le Disque-monde les nains, les trolls, les mages, mais le déroulement des aventures présente un univers où règnent l'irrationnel, la satire, le délire et qui rappelle, par certains côtés, l'humour des Monty Python. Derrière ce ton léger et ses personnages décalés, Terry Pratchett présente une satire de la société : les réactions des différents protagonistes sont fondamentalement humaines et cohérentes. L'univers créé est donc avant tout un prétexte pour explorer l'homme et son comportement, de ses réussites à ses défauts, en passant par ses contradictions. (Wikipédia)

J'ai découvert cet auteur lors de mon séjour au Royaume-Uni en 1999. Les enfants que j'y gardais alors regardaient ses histoires en dessins animés, et leur maman, actrice de métier, leur lisait les livres le soir, with funny voices.

De retour en France, j'ai offert plusieurs livres de cet auteur à plusieurs membres de ma famille et connaissances, qui ont tous apprécié cet humour décalé.








Le classique que j'ai apprécié

Je n'ai jamais beaucoup accroché aux grands classiques de la littérature. Pour les besoins de l'exercice, je vais donc piocher dans une catégorie d'œuvres qu'on pourrait classer parmi les classiques de la littérature latino-américaine, même si Gabriel García Márquez, figure emblématique du realismo mágico, vient tout juste de s'éteindre au mois d'avril 2014, et n'est donc pas un auteur « ancien ». Cependant, comme c'est un livre que j'ai découvert dans le cadre de mes études de littérature espagnole (à la fac, donc), je me permets de le citer ici. Il s'agit de Del amor y otros demonios (De l'amour et autres démons).


Sierva Maria de Todos los Angeles, fille unique du marquis de Casalduero, a douze ans quand elle se fait mordre par « un chien couleur de cendre portant une lune blanche au front ». Enfermée au couvent pour faire exorciser une rage qu'elle n'a pas, elle va vivre une passion dévorante et partagée pour son exorciseur, le père Cayetano Delaura, jusqu'à la destruction.

Un drame amoureux sur fond de société coloniale hispano américaine du milieu du XVIIIème siècle, marquée par le syncrétisme (mélange des croyances catholiques et locales) et l'Inquisition.


Le petit dernier que j'ai tant aimé


Deux pour le prix d'un, car deux livres parmi mes dernières lectures ont retenu mon intérêt au cours des derniers mois : Le dernier Lapon, d'Olivier Truc, et L'extraordianiaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea, de Romain Puertolas.

Le premier est une enquête policière qui n'a rien de particulier, si ce n'est que les lieux du crime se trouvent en territoire sami. Je ne connaissais absolument rien à cette culture et à ce peuple avant de lire ce livre, et je suis contente de l'avoir lu rien que pour tout ce que j'y ai appris :-) En plus, l'auteur ne tombe absolument pas dans le piège d'en faire un traité d'ethnologie, mais réussit merveilleusement bien à intégrer son histoire aux us et coutumes samis.

L'enquête est menée par la police des rennes (déjà, ça, ça dépayse un brin !) suite au meurtre d'un éleveur et à la disparition d'un tambour traditionnel sami qui devait être exposé prochainement. L'équipe des enquêteurs est composée d'un homme à la fois sami et issu d'une famille læstadienne (mouvement conservateur luthérien), et d'une jeune suédoise fraîchement sortie de l'école de police. Je recommande chaudement.
Le deuxième est un roman écrit par un écrivain quelque peu déjanté. C'est l'histoire invraisemblable et rocambolesque d'un fakir arnaqueur à la recherche d'un lit à clous, qui se retrouve transbahuté aux quatre coins du monde malgré lui, le tout sur fond d'immigration clandestine européenne. Je recommande pour le ton et l'humour décalé qui m'ont plus d'une fois donné le sourire.


Si vous aussi vous avez envie de vous prêter à ce petit jeu, vous pouvez partager vos coups de cœur en commentaires ou sur votre blog !


À bientôt !

dimanche 12 octobre 2014

Le dytique en pleine action

Me revoilà enfin avec la vidéo que vous attendez tous :-)

Je plaisante, bien entendu, mais comme je suis du genre têtue, à finir ce que j'ai commencé, à force de persévérance, j'ai fini par réussir à faire ce que je voulais. Il n'y a rien d'extraordinaire, si ce n'est que j'ai réussi à couper les 40 premières secondes de la vidéo initiale, où l'on ne voyait pas du tout la bestiole car je n'arrivais pas à cadrer en même temps que je tenais mon bâton pour lui pousser les fesses (car, bien sûr, le dytique étant peu actif en journée, il m'a vue arriver avec mon appareil photo et a décidé de faire le mort juste au moment où je voulais lui tirer le portrait !

En toute fin de vidéo, vers 0'22'', vous pouvez voir un mini sprint de la bestiole.

En fond sonore, vous pouvez entendre la mauvaise toux de Mistinguett...

Bon week-end à tous et à bientôt !



dimanche 28 septembre 2014

Bouillon de culture

Au début de l'été, nous avons installé une piscine tubulaire dans le jardin.


Comme tout premier achat, la piscine a apporté son lot de surprises.


Il a fallu s'y prendre à deux fois pour avoir un terrain plat avant de la monter, au risque de la voir dangereusement pencher d'un côté, nous avons dû investir dans des filtres pour le moteur de la piscine et quelques produits pas très écolo pour maintenir l'eau claire, et puis nous avons dû faire face à la prolifération des algues, suite à notre absence prolongée de cet été. Les industriels appellent la formation de cette bouillie visqueuse « avoir des eaux vertes ». (Quelle drôle d'expression, même si l'eau est bel et bien verte en réalité, je trouve que ça induit en erreur car le mot vert est aujourd'hui largement connoté « écologie ».)

Bref. En plus des algues, nous avons pratiqué l'élevage de moustiques contre notre gré, ce qui fait que Mistinguett s'est fait dévorée alors que, d'habitude, elle ne se fait jamais piquer ici - mais revient toujours constellée de boutons quand elle va chez Mamie en bord de mer.

En plus des larves de moustiques, nous avons eu la surprise d'observer un invité quelque peu inattendu dans la piscine : un scarabée aquatique, ou dytique. C'était la première fois que j'avais l'occasion d'observer cette bestiole. Je ne savais d'ailleurs pas ce que c'était avant de faire des recherches sur ce locataire solitaire (car il n'y en avait qu'un).

Le dytique appartient à la grande famille des coléoptères. Son corps, de forme ovale, possède 6 pattes. 

Les pattes arrières sont aplaties et portent une frange de soies natatoires qui servent à la propulsion dans l'eau. (Wikipédia)



C'est un insecte étonnant, qui peut marcher, nager, mais aussi voler, grâce à ses élytres. Il se déplace d'un plan d'eau à l'autre quand les réserves de nourritures sont épuisées. Certaines espèces peuvent parcourir jusqu'à 100 km en volant.



[J'ai une petite vidéo de la bête à vous montrer mais je n'arrive pas à la "couper". Pourtant, je l'ai déjà fait sur une autre vidéo... Quelle mémoire de passoire j'ai en ce moment ! Va falloir patienter encore un peu pour que je vous la rajoute :-) ]



C'est fou à quelle vitesse la vie se développe d'elle-même !


Depuis, la piscine a été vidée puis rangée. Le dytique a été déposé dans la haie (vu qu'il marche et qu'il vole, il devrait sans peine trouver la piscine du voisin ou le petit cours d'eau qui borde le lotissement...).


À bientôt pour la vidéo !






lundi 22 septembre 2014

Que faire avec des enfants à Londres sans se ruiner ?

Pour terminer ces quelques notes sur notre voyage à Londres, quelques idées de sorties adaptées aux enfants. Des idées payantes, mais aussi des idées gratuites !


Musées

Natural History Museum (Museum d'histoire naturelle). Entrée gratuite pour tous. La section des dinosaures a un succès fou auprès des petits et des grands. Prévoir un temps de queue assez conséquent. Nous avons aussi visité la section des insectes (pas de queue cette fois), qui comporte de nombreuses installations adaptées aux enfants, ainsi que la section des mammifères, très impressionnante.
Le musée est immense, mieux vaut faire des choix plutôt que de vouloir tout visiter. Surtout avec les enfants...
Dans la section des dinosaures, mention spéciale à la reconstitution d'un T-Rex grandeur nature, devant les grondements duquel les plus petits hésitent à passer :-)



La file d'attente dans le Hall d'entrée pour la section des dinosaures







Science Museum (Musée des sciences et techniques). Nous n'avons pas visité celui-ci (également entièrement gratuit). Il reste cependant sur ma liste pour une prochaine fois, car très pédagogique pour les enfants.

Tous les musées nationaux sont gratuits à Londres, il suffit de trouver celui qui vous convient !



Dans la rue

Une chose très facile à faire et qui ne coûte pas grand chose : prendre un bus à impériale (double-decker bus), d'un bout à l'autre de la ligne, en choisissant une ligne qui passe devant les monuments principaux (comme la ligne 15, par exemple). Nous avons pris ce parti un jour où il pleuvait des cordes... Tout le monde était au chaud dans le bus ! Nous avons vu du paysage, sans dépenser une fortune...







Oxford Street
Si, comme M. Isis et moi-même, vous n'êtes pas un adepte du shopping, rien ne vous oblige à parcourir Oxford Street, la plus longue rue commerçante au monde (!) ni à entrer dans chacune des quelque 300 boutiques qui la bordent, au risque d'en avoir la nausée... Mais, si vous êtes accompagnés de vos enfants, ne ratez pas la boutique Disney et les grands magasins Hamley's, spécialistes du jouet sur 5 étages (!). Vous verrez alors les étoiles briller dans leurs yeux.... :-)







Relève de la Garde (Changing the Guard) à Buckingham Palace
C'est gratuit, mais c'est overcrowded (bondé) ! Pour être sûr de votre coup, pensez à vérifier les dates et horaires de la relève de la garde.
Dans tous les cas, les jours d'affluence, impossible de voir quelque chose de correct en étant au milieu de la foule, près des grilles du palais. C'est trop long pour les enfants, on est trop serré et on ne voit rien du tout). Mon conseil : Essayer de se poster sur le parcours de la garde montée avant son arrivée à Buckingham, ou sur le trajet de retour, le long de St James's Park.







Sur l'eau

Les Thames Clippers.
De nombreuses compagnies de bateaux proposent des parcours plus ou moins longs sur la Tamise. Cela va des visites guidées traditionnelles (de 30 mn à 2h) aux simples bateaux-bus, empruntés par les Londoniens pour leurs trajets quotidiens. Nous avons opté pour cette dernière solution avec les Thames Clippers. Plusieurs destinations sont possibles en fonction de la ligne choisie, à voir en fonction de ce que vous souhaitez. Nous avons choisi d'aller à Greenwich Village en bateau, ce qui nous a permis de passer sous tous les ponts du centre de Londres et de voir le London Eye sous un autre angle. Mistinguett a beaucoup apprécié le bateau, malgré le temps qui n'était pas trop au rendez-vous. À noter : les Thames Clippers sont des bateaux couverts, avec cafétéria et toilettes à bord. 


Golden Hinde
Cette réplique du galion anglais de Francis Drake, ayant navigué entre 1577 et 1580, ravira tous les enfants.






La reconstitution est parfaite. Les visiteurs peuvent le visiter en entier, de la cale au pont supérieur en passant par les quartiers du capitaine. Attention à la tête en descendant !
À noter : Des animateurs accueillent régulièrement les groupes d'enfants. Se renseigner avant d'y aller.
Cette visite est payante, même un peu chère pour le temps de visite somme toute très court, mais je recommande tout de même chaudement pour le plaisir qu'elle procure aux enfants.







Dans les parcs

Comment passer quelques jours à Londres sans profiter des innombrables parcs qu'offre la ville ? Kensington Gardens, Hyde Park, St James's Park, Regent's Park, et j'en passe et des meilleures... L'entrée est gratuite, les espaces verts sont magnifiques (très bien entretenus), et tous regorgent de centaines d'espèces d'oiseaux aquatiques, pour le plus grand plaisir des enfants, sans parler des écureuils qu'on y croise fréquemment, toujours en quête de nourriture et absolument pas peureux.






Les écureuils gris des parcs londoniens sont une espèce originaire d'Amérique. Dans les parcs londoniens, ils s'invitent aux pique-niques des nombreux touristes et se promènent sur le bord des grilles. Un ravissement pour les petits comme pour les grands.




Voilà pour ce modeste compte-rendu sous forme d'idées de visites. 

Et vous, comment ce sont passées vos vacances ? En famille, à l'étranger, ou repos total ?

La rentrée est déjà bien avancée (c'est d'ailleurs pourquoi je n'ai pas pu venir écrire ce dernier billet de la série avant aujourd'hui) et j'espère que tout le monde a de nouveau les yeux en face des trous :-)
Rien de bien neuf par ici, si ce n'est de nouvelles responsabilités pour moi au sein de mon association, et des négociations pas faciles avec certains de mes clients qui rechignent à payer le juste prix... Mistinguett tient un bon rhume (mais, ouf ! ce n'est pas une bronchite ou autre trachéite...) et le temps joue au yoyo.

Sur le blog, face à l'invasion de spam pendant l'été, j'ai dû me résoudre à mettre en place un système de filtre pour poster les commentaires. Je m'excuse du désagrément... J'espère pouvoir revenir sur l'ancien système dans quelques temps.

J'ai plein d'idées de billets à l'état de brouillon, mais peu de temps pour écrire.

Prochain post estampillé « nature » :-)



samedi 13 septembre 2014

Les perles de Mistinguett

Quand nous étions enfants, ma mère notait assidûment toutes ces drôleries qui sortaient de la bouche de l'un ou l'autre d'entre nous. À tout bout de champ, on pouvait l'entendre dire : « Ah ! Il faut vraiment que je la note, celle-là ! ». Elle disait consigner tout ces mots d'enfants pour pouvoir les publier un jour. En ce temps-là, bien sûr, Internet n'existait pas, pas plus que les blogs. Elle n'a jamais publié. À l'époque, je trouvais cette manie bizarre, limite obsessionnelle, et j'avais un peu de mal à comprendre ce besoin irrépressible de coucher sur le papier des phrases qui, certes, me faisaient rire, mais qui à mes yeux ne méritaient pas non plus toute l'attention qu'elle semblait y apporter. D'autant que les bons mots les plus fréquents étaient bien entendu ceux de mon frère, le petit dernier de la fratrie.

Aujourd'hui, à mon tour maman d'une petite fille depuis 4 ans et demi, j'ai lutté un temps contre l'envie de partager ces petits instants empreints de bonheur, qui semblent suspendus dans le temps, où votre enfant, haut comme trois pommes, peut vous faire rire à son insu jusque dans les circonstance les plus inattendues. J'ai résisté en premier lieu car je ne voulais par « faire comme maman ». Et puis, à force de parcourir le net, je m'aperçois que cette manie n'est pas propre à ma mère mais qu'à peu près tous les parents aiment à se rappeler les paroles de leurs enfants, en particulier quand elles prêtent à sourire.

J'ai donc décidé de succomber à la tentation et de vous faire partager, en plus de la phrase du jour, qui a une saveur particulière parce que prononcée par une personne mature, les perles de Mistinguett.


« Maman, quand je me suis réveillé ce matin, j'avais mal à la gorge et j'ai craché des éclairs. »



dimanche 7 septembre 2014

The Tube



J'ai trouvé les employés du métro londonien à la fois très présents et très charmants, prêts à renseigner les nombreux voyageurs étrangers et à essayer de satisfaire leur moindre demande, contrairement aux stations de métro parisiennes, où les caisses automatiques ont supplanté les guichets humains depuis longtemps déjà, sans pour autant avoir posté plus d'agents RATP dans les couloirs... À chaque fois que j'ai eu à demander un renseignement, j'ai toujours été admirablement écoutée et renseignée efficacement. Chapeau bas !

Là où j'ai moins apprécié le Tube, toutefois, c'est quand il s'agit de savoir quelle direction prendre. Tous les métros de toutes les grandes villes européennes où je suis passée fonctionnent sur le même modèle : si je veux me rendre à une station X qui se trouve sur la ligne donnée, je dois regarder le terminus correspondant à la direction dans laquelle je dois me rendre.

A Paris, par exemple, si je suis à Belleville et que je veux me rendre à la station Alexandre Dumas, je sais que je dois prendre la ligne 2, et suivre les flèches dans les couloirs du métro indiquant la direction Nation.





Je sais tout de suite que si je vois écrit l'autre direction, à savoir Porte Dauphine, c'est que je ne suis pas dans le bon sens.


Le fonctionnement du métro londonien diffère quelque peu et m'a, pour m'a part, un tantinet déstabilisée. (J'avais déjà eu l'occasion d'emprunter ce métro quelques années auparavant, avec la même impression de ne pas tout maîtriser.)

Car, à Londres, pour se rendre de la station Swiss Cottage (sur la ligne grise - déjà, elle n'a pas de numéro pour l'identifier, en soi, c'est également perturbant, non ?) à Southwark, qui ne serait pas tenté de chercher le bout de ligne Stratford sans les couloirs pour se repérer ? Moi, en tout cas, oui. Et pourtant, les Anglais ne procèdent pas du tout ainsi ! Les couloirs foisonnent d'indications directionnelles Eastbound, Westbound, Southbound et Northbound. Mais point de terminus ou de bout de ligne ! Pour savoir vers quel quai se diriger, il faut donc en permanence avoir le plan de Londres à l'esprit, ce que je trouve assez difficile, du moins pour les étrangers.






En l'occurrence, pour mon exemple, il faut suivre les indications Jubilee Line (oui, c'est le nom de la ligne grise...), Northbound (pour aller au nord). Avouez que ça n'est pas ce qu'il y a de plus simple...



Autre bizarrerie du métro londonien, le plus vieux métro au monde, soit dit en passant : dans chaque station, il n'y a souvent qu'un seul et même quai pour plusieurs lignes différentes. Ça fait gagner du temps lors des correspondances, mais on a vite fait de se tromper de train (et de ligne) si l'on n'y prend pas garde :-)


Enfin, si vous avez l'heur de voyager sur l'un des tronçons de la Circle Line (ligne jaune) qui suit le même parcours qu'une autre ligne d'une autre couleur, comme sur la District Line (ligne verte) entre Edgeware Road et Tower Gateway, par exemple, écoutez attentivement les annonces du conducteur, sous peine de connaître la même mésaventure que nous...

Pour nous rendre à la gare Victoria afin d'emprunter le Gatwick Express pour l'aéroport (le jour du départ, donc), nous avons emprunté ce fameux tronçon en montant dans un train de la Circle Line à Paddington, direction Victoria Station, donc. J'ai certes entendu que le conducteur faisait une annonce, mais j'avoue qu'avec la fatigue du voyage, je n'y ai pas prêté attention. Heureusement que M. Isis, quoique n'ayant pas compris le message, était vigilant, car nous nous sommes retrouvés, sans avoir eu le temps de comprendre quoi que ce soit, à la station Earl's Court. Si vous jetez un œil attentif au plan, vous pourrez voir que, sans changer de train, nous avons en réalité changé de ligne (car la station Earl's Court se trouve uniquement sur la ligne verte), mais aussi de sens de circulation sur la ligne...

Ils sont trop forts ses Anglais !

Nous avons du sortir rapidement sur le quai et reprendre un train dans la direction opposée, sur la ligne verte, cette fois !



Bonne fin de week-end, bon début de semaine et à bientôt pour un nouveau volet consacré aux sorties à Londres avec des enfants en bas âge sans pour autant se ruiner ... Tout un programme !




jeudi 4 septembre 2014

Gatwick Airport vs. French Airport

Après l'évocation de ce parcours du combattant et des aberrations de l'administration française, passons aux choses sérieuses avec les joyeusetés des aéroports.



Prendre l'avion pour aller à London c'est imposé à nous car nous habitons trop au sud de la France pour espérer tirer un quelconque avantage de la traversée de la Manche en Eurostar ou en Ferry. Le bon point, c'est qu'on a pu laisser la voiture à l'aéroport pour une somme raisonnable et la retrouver entière à notre arrivée. Ouf. La mauvaise surprise, en revanche, pour des gens comme nous qui n'avions pas pris l'avions depuis une décennie au moins, c'est le contrôle des personnes. 

J'ai fait bipper le portique à l'aller et ma fille, au retour. Why? Mystère et boule de gomme. En France, un aéroport de taille moyenne, je me suis fait fouillée « au corps » dans les règles de l'art par une madame et ça a pris deux minutes. À Gatwick Airport, un grand aéroport doté de deux terminaux entre-lesquels-il-faut-prendre-le-train-tellement-qu'ils-sont-éloignés, la sécurité est tellement high tech que Mistinguett a dû entrer dans une cabine spéciale, qui doit sans doute scanner au laser, aux infra-rouges ou à je ne sais quoi, le corps des personnes ayant malheureusement pour eux déclenché le bip. Elle a aussi dû ôter ses chaussures à lacets, ce qui nous à fait perdre un temps considérable (ceux qui ont des enfants en bas âge comprendront de quoi je parle :P ), qui sont également passées dans un détecteur spécial. 

Et, bien entendu, pendant tout le processus, interdiction aux parents de s'approcher de l'enfant, ce qui m'a paru un peu idiot, vu que Mistinguett, ne parlant pas anglais, ne comprenait pas un traître mot de ce que les agents de sécurité lui disaient... On aurait pu gagner un peu de temps s'ils m'avaient laissé traduire. Mais bon, moi je dis ça, je dis rien. 

Outre les bouteilles d'eau que nous avons dû abandonner à l'aller comme au retour, M. Isis a également dû tomber la ceinture (youhou !).


Après cet épisode, qui nous a déjà passablement retardés, nous avons dû traverser en courant la zone de Duty Free. Si, en France, il s'agissait d'une simple boutique à taille humaine, à London, la zone s'étend sur plusieurs niveaux (qu'on nous oblige évidemment à traverser pour aller jusqu'à la porte d'embarquement) et fait la taille d'un supermarché. Oui madame.

Pfffiou. Une fois arrivés dans l'avion (5 minutes avant la fermeture des portes d'embarquement), on a respiré.

Contrairement à moi, qui ai toujours une boule au ventre qui me remonte dans la gorge à l'instant T, Mistinguett n'a pas eu peur de l'avion, ni au décollage, ni à l'atterrissage. Elle veut retourner dans l'avion :-)




Autre bémol du voyage, à retenir pour une prochaine fois : comme nous nous y sommes pris au dernier moment, je n'ai pas pris le temps de me renseigner sur les différents aéroports londoniens, qui sont au nombre de quatre (si, si). Du coup, on a payé pas moins de 90 euros en navette aller-retour jusqu'à Vicrotia Station, pour M. Isis et moi-même (Mistinguett ne payait pas, ouf !), alors qu'on aurait pu s'en tirer pour moitié prix en choisissant le bien nommé London City Airport, situé à quelques 9 kms de la ville, contre une cinquantaine pour Gatwick. Qu'on se le dise.





Et vous, vous aimez voyager en avion ?




Si vous êtes bien sage, je vous parlerai la prochaine fois des bizarreries du métro londonien...






lundi 1 septembre 2014

London bridge is falling down...

Je suis rentrée de vacances il y a quelques jours. Nous sommes partis en familles 5 jours à Londres. Cela faisait plusieurs années que j'avais envie d'y aller, mais les circonstances de la vie ont fait que nous n'avons pu concrétiser ce projet que cette année seulement. Et encore, il s'en est fallu de peu pour que nous ne partions pas... Car je n'étais pas au courant que la législation avait changé depuis quelques années, obligeant dorénavant chaque enfant, même en présence de ses deux parents, à voyager avec ses propres papiers d'identité !

Soit, ma fille de 4 ans 1/2 devait donc avoir sa propre carte d'identité, ou son propre passeport. Sauf que, le voyage s'étant décidé un peu à la dernière minute, j'ai pris les billets seulement 3 semaines avant de partir, et c'est en voulant effectuer l'enregistrement en ligne que je me suis rendu compte de mon ignorance... Le lendemain, à la première heure, je me suis donc rendue à la Mairie de mon village pour m'y renseigner sur la marche à suivre. Là, j'y apprends que la procédure la plus rapide sera celle du passeport, en passant par la ville d'à côté. Soit.





Je prends donc tous les papiers, coordonnées et autres références administratives et rentre chez moi téléphoner de ce pas à la Mairie de la ville d'à côté. La dame, très compréhensive, me donne un rendez-vous le jour même, afin de ne pas perdre de temps. Elle me donne le rendez-vous en fin de journée pour que j'aie le temps de constituer le dossier d'ici là, qui consiste à réunir :

  • un extrait d'acte de naissance datant de moins de 3 mois (à retirer auprès de la préfecture du lieu de naissance de ma fille, à 35 km de chez nous)
  • des photos d'identité (je n'en ai pas)
  • un formulaire à remplir au stylo noir impérativement (pour que la machine ne voie pas double)
  • un tas de justificatifs à fournir, originaux ET photocopies
  • 17 euros en timbres fiscaux
 
 



Soit. Je pars sur le champ avec ma fille faire les photos d'identité directement chez un photographe (afin d'éviter tout refoulement du type parce-qu'on-voit-pas-ses-oreilles-madame) et je fais trois bureaux de tabac sans trouver de timbres fiscaux. Bizarre. Quand j'étais petite, à Paris, on trouvait ça à tous les coins de rues. Ça doit être parce que c'est la province, me dis-je.

De retour à la maison, après avoir avalé un morceau, j'effectue immédiatement les photocopies de tous les papiers demandés, je remplis dûment le dossier, et nous partons en expédition en début d'après-midi pour aller chercher l'extrait d'acte de naissance. Je précise que, ce jour-là, malgré le climat plus que mitigé que nous avons eu pendant tout l'été, il fait une chaleur écrasante, 28°C dans la voiture malgré la clim'. J'obtiens l'extrait d'acte de naissance en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Ouf. Une bonne chose de faite. Je cherche un bureau de tabac dans la grande ville, puis un deuxième, mais toujours pas de timbres fiscaux. J'en profite quand même pour photocopier l'extrait d'acte de naissance (la seule photocopie que je n'ai pas pu faire avant de partir, que je paye un bras - 20 centimes !!! Mais bon, c'est pour la bonne cause, il fait chaud, et je m'en fiche.).

Nous reprenons la route direction l'autre ville où nous avons rendez-vous. Je décide de me rendre directement au service des impôts pour les timbres fiscaux. J'explique à la dame mon étonnement face à la pénurie de cette denrée en bureau de tabac et celle-ci me dit tout de go que c'est comme ça depuis de nombreuses années, que les buralistes ne veulent plus en vendre. Ah bon. Si j'aurais su avant, j'aurais point cherché en vain dans tant d'échoppes. Bref.

Direction le rendez-vous pour le passeport. Le dépôt du dossier se passe sans encombre. Je dois recevoir un SMS quand le passeport sera prêt. Nous sommes le 5 du mois, nous partons le 22. Les délais normaux d'obtention du passeport sont de 10 à 15 jours. On est dans les temps. Y'a plus qu'à croiser les doigts.




Entretemps, nous partons quelques jours dans la famille. De retour à la maison, toujours pas de SMS. Nous sommes le 18 du mois. Je commence à paniquer. Prise d'un doute, je me prépare à user de toute ma diplomatie pour téléphoner au service d'état civil et demander où en est le dossier. La dame au téléphone me demande le nom de ma fille et va vérifier. Elle revient en me demandant si je n'ai pas reçu de SMS (ben non, sinon je téléphonerais pas...), car le passeport de Mistinguett est prêt depuis le 11 août. Hein ? Quoi ? J'hallucine, là ! D'un côté je suis soulagée, car nous allons vraiment pouvoir partir en famille, mais de l'autre, je ne peux m'empêcher de penser qu'ils exagèrent sérieusement. Quand nous sommes allés le récupérer, tout ce que la dame a trouvé à dire, c'est que nous n'étions pas les seuls à qui se soit arrivé. Ah bon. C'est sûr, c'est rassurant...


Voilà pour les péripéties administratives. Pour la suite de notre voyage en vrai, va falloir patienter :-)





Et vous, vos vacances, c'était sympa ?





 





jeudi 31 juillet 2014

Mooncup : késako ?

Aujourd'hui, une fois n'est pas coutume, je vais vous parler d'un petit objet qui me simplifie grandement la vie depuis que je l'ai adopté, j'ai nommé la Mooncup. Oui, mais qu'est-ce que c'est que cette bête-là, me direz-vous (et vous aurez bien raison !). Eh bien, la Mooncup est un dispositif en silicone en forme de cloche inversée qui se place à la sortie du vagin pour y récupérer les écoulements menstruels.
Dit comme ça, ça peut paraître abrupt, mais je ne vois pas trop comment je pourrais parler de cet objet qui a changé mon quotidien sans être quelque peu explicite. Pardon pour les âmes sensibles ou celles et ceux qui n'aiment par aborder les sujets de l'hygiène féminine ouvertement.

Alors, déjà, ça ressemble à quoi ?

Ben ça ressemble à ça :



Ensuite, comment en suis-je venue à acheter un coupe menstruelle ?


Eh bien, à force de fréquenter des sites, blogs et forums à tendance écologique, j'ai fini par découvrir cet objet insolite qui m'a tout de suite interpellée. Pourquoi ? Parce qu'avant de porter la coupe, j'étais systématiquement irritée par les tampons et quelque peu rebutée par les relents désagréables des serviettes hygiéniques. Du coup, même si je n'étais pas spécialement à la recherche d'une solution alternative (principalement car je ne savais pas qu'il en existait), ça a quand même fait tilt le jour où je me suis trouvée nez à nez avec ce dispositif peu commun.

J'ai mis plusieurs mois, voire années, avant de sauter le pas. Puis je me suis lancée. Depuis que je l'ai achetée, il y a environ 7 ans, je n'ai plus raté un seul cycle en la portant.



Qu'est-ce que la coupe m'a apporté ?


1 - Un confort incroyable : C'est bien simple, je ne la sens absolument pas, à tel point, qu'en fin de cycle, quand le flux est très léger et que je ne la sors (pour la vider) que matin et soir, il m'arrive régulièrement d'oublier de la sortir le soir et de m'apercevoir le matin que j'ai passé 24h à la porter.

2 - Une hygiène irréprochable : Zéro mauvaise odeur, zéro fuite, zéro irritation, zéro déchet.

3 - Des économies substantielles : Le prix d'achat (à l'époque) était de 30 euros. Montant largement amorti quand on pense au nombre de tampons et autres serviettes hygiéniques économisés.

À l'époque les versions colorées n'existaient pas. Dommage, car je trouve ça plutôt joli !



Le petit plus : En portant la coupe menstruelle, on peut pratiquer un nombre illimité d'activités physiques diverses et variées, du déménagement à la natation en passant par la marche ou la danse, sans craindre aucune fuite.

Le petit moins : J'ai adopté la coupe alors que je n'étais plus étudiante et que je travaillais déjà à domicile, donc avec un nombre de déplacements à la journée quasiment nul. Je n'ai pas trouvé d'inconvénient à sortir la coupe chez moi pour la vider. Si j'avais dû le faire au bureau ou à la fac, j'aurais peut-être trouvé ça plus embêtant. Il m'est arrivé, ceci dit, d'être en déplacement (en formation ou chez des amis) à l'extérieur, et j'ai trouvé assez aisé de nettoyer la coupe simplement avec un peu de papier toilette avant de la remettre en place, au lieu de la rincer à l'eau au lavabo comme je le fais chez moi habituellement.

Pour plus d'informations, je vous mets un lien en français vers le site des utilisatrices de coupes menstruelles, très complet.



(À l'époque où j'ai acheté la mienne, les rares infos disponibles étaient en anglais. Heureusement, aujourd'hui, l'usage de cet objet étrange semble se démocratiser quelque peu, et on trouve des témoignages d'utilisatrices dans des langues diverses et variées.)
Comme vous le verrez sur le site en question, il existe aujourd'hui plusieurs dizaines de marques qui commercialisent cet objet. Si toutes les versions prennent plus ou moins la même forme, les noms diffèrent quelque peu d'une marque à l'autre. Il se trouve que la mienne s'appelle Mooncup, mais la Divacup ou la Ladycup sont tout aussi valables.


En complément de cette protection intime révolutionnaire, parce que j'ai un début de cycle très abondant, j'utilise des protège-slips lavables en coton bio (oui, je sais, c'est la classe :P), qui m'ont tout autant changé la vie que la coupe menstruelle.



Fini les poils coincés dans les languettes autocollantes, fini l'entrejambe qui transpire et qui colle au contact du plastique, fini la corvée mensuelle de l'achat au supermarché des multiples paquets de serviettes hygiéniques ou de tampons...

Les protège-slips lavables se fixent à l'aide d'un bouton pression en plastique et sont extrêmement doux au toucher. Ils se lavent facilement à la machine ou à l'eau et au savon et sont réutilisables de nombreuses fois.

De plus, on en trouve dans des coloris tous plus jolis les uns que les autres.

Une amie avec qui je parlais du sujet pour la première fois m'a avoué trouver ces habitudes très bizarres. Je crois, moi, qu'il suffit de tester ces méthodes alternatives par soi-même pour être convaincues qu'elles valent le coup d'être utilisées :-) Après, à chacune de trouver le juste milieu selon ses propres critères, motivations et possibilités. C'est comme pour les couches lavables que j'ai mises à ma fille : j'avais opté pour un système à mi-temps qui avait l'avantage de satisfaire à la fois mes convictions écologiques et de ne pas me compliquer la vie lorsque nous étions en sortie. (J'en parlerai une autre fois si ça en intéresse certaines.)



Alors, vous attendez quoi pour sauter le pas ?